massage chinois

Le massage Tui Na, une pratique chinoise à la fois thérapeutique et préventive

Issu de la médecine traditionnelle chinoise, le massage Tui Na équilibre le flux énergétique du corps afin de diminuer les douleurs physiques et psychiques. Cette pratique très bénéfique pour la santé est un bon remède contre la fatigue et le stress quotidien.

Basée sur de grandes disciplines, la médecine chinoise est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Cette grande science est fondée sur 5 piliers : l’acupuncture, la guérison avec les plantes, la diététique, l’hygiène de vie et le Tui Na. Ce dernier représente l’ensemble des massages traditionnels chinois, une pratique thérapeutique, dont les vertus sont aussi préventives que curatives.

Quelle est l’origine du Tui Na ?

Le mot Tui Na se compose de deux mots chinois, Tui dont la signification est « pousser » et Na qui veut dire « saisir ». Cette dénomination reflète les manipulations pratiquées lors du massage traditionnel chinois.
Tandis que les premiers principes du massage chinois ont été élaborés il y a plus de 2500 ans, les articles sur lesquels se base la discipline en question datent de 400 ans av. J.-C.

Ce massage est très différent des pratiques occidentales, il se base sur un concept énergétique, c’est-à-dire qu’il prend en compte l’équilibrage du flux énergétique dans le corps humain (l’harmonisation du qi).

Le principe du massage chinois

D’après la science traditionnelle chinoise, le monde est mû par une force fondamentale, une énergie appelée le chi. Dans le corps humain, ce flux énergétique circule dans tout le corps à travers des voix connues sous le nom de méridiens.

Le massage Tui Na permet de rétablir ce flux énergétique afin de débloquer les deux énergies du corps humain, le yin et le yang : le yang est l’énergie qui irrigue le corps par le haut, le yin est l’énergie qui vient du bas et remonte.

Une mauvaise circulation de ces énergies cause des douleurs et des malaises, tels que des crampes, des courbatures, des difficultés de digestion, des insomnies, etc.

Comment se déroule une séance de massage Tui Na ?

Le massage chinois est un outil thérapeutique différent des pratiques occidentales. En effet, une séance débute par une prise de pouls. Cette étape est très importante, car elle permet la mesure du flux sanguin et du flux d’énergie dans le corps.

Ces informations sur le fonctionnement énergétique et organique du corps permettent au praticien d’orienter le déroulement du massage, c’est-à-dire les manipulations utilisées pour cibler les zones bloquées ou avec une mauvaise circulation d’énergie.

Selon les cas, les zones à traiter et le déséquilibre énergétique, le masseur décide des techniques de massage utilisées.

On peut compter plus de 300 manipulations différentes, dont les principales techniques sont : des manœuvres de roulement, de percussion et aussi des pressions fixes et continues, ces dernières servent à travailler un point d’acupuncture précis.

Certaines manipulations du Tui Na peuvent être douloureuses, cependant le praticien termine souvent la séance en détendant le tissu massé.

Une séance de massage chinois dure entre 45 minutes et une heure et demie et coûte en moyenne entre 50 et 80 euros.

Lors d’un massage chinois, on agit autant sur les tissus du corps que sur les points d’énergie, c’est-à-dire que cette pratique a un double aspect, elle travaille à la fois la matière corporelle et agit sur le méridien et les points d’énergie.

Quels sont les bienfaits du massage chinois ?

Le Tui Na est une pratique de prévention très utilisée en Chine, elle fait même partie de leur quotidien. Cette habitude leur offre à la fois de la détente et du bien-être.

Cette méthode, qui peut être pratiquée même en pédiatrie, est une solution très pratique pour retrouver l’équilibre physique et moral et se débarrasser de différentes douleurs.

Elle est aussi recommandée pour soulager les tensions nerveuses, la grippe, le lumbago, les problèmes de circulation, les migraines, le rhumatisme, les problèmes de vascularisation des tissus, la fatigue et les insomnies.

En effet, avec des séances régulières, le massage Tui Na permet de favoriser l’auto-guérison et d’empêcher le déséquilibre d’énergie qui est à l’origine des douleurs.

Contre-indications du massage chinois

Bien que le massage chinois possède de nombreux bienfaits pour la santé, il est cependant contre-indiqué de le pratiquer dans certains cas dont des blessures, un traumatisme, une fièvre, des infections, une hémorragie ou des maladies organiques et contagieuses.

Il faut noter aussi que ce type de massage doit être pratiqué avec précaution chez les femmes enceintes. Certains points peuvent être dangereux, comme le point San Yin Jiao qui se situe entre le rein et la rate.
Quant aux personnes atteintes de troubles de la circulation (cardiaques ou phlébite), il est préférable de prendre l’avis du médecin traitant avant d’opter pour ce genre de massage.

qi gong

Qi gong : tout savoir sur cette discipline traditionnelle chinoise

Avez-vous déjà entendu parler du qi gong ? Également connu sous le nom de chi kung et kiko, le qi gong est un mélange de gymnastique, de yoga et de méditation. Il se traduit par un travail sur le souffle et l’énergie interne pour un apaisement total de soi-même. Pour vous aider à mieux comprendre, nous vous avons concocté un article complet à son sujet : ses origines, ses bienfaits, mais aussi comment le pratiquer, on vous dit tout sur le qi gong.

La signification du terme qi gong

Avant de vous dévoiler l’origine du qi gong et ses bienfaits, il est important de connaître sa signification exacte. Le mot “qi” qui se prononce en réalité “tchi” signifie “énergie”. Le mot “gong” se traduit, quant à lui, par “le travail” ou “la mise en action”. Le terme qi gong veut donc dire le travail ou la mise en action de l’énergie du corps.

Les origines du qi gong

Pratiqué depuis des milliers d’années en Chine, le qi gong est une discipline ancestrale qui permet d’atteindre l’harmonie du corps et de l’esprit. Le qi gong se trouve à mi-chemin entre la méditation et le yoga. Il se pratique debout comme le yoga et permet un travail entier sur soi-même. Mais d’où vient le qi gong ?

L’histoire du qi gong remonte à environ 5000 ans. Selon plusieurs sources, le qi gong serait né sous une forme de “danse de remède”. Il aurait ensuite été utilisé comme moyen de guérison et de préservation de la santé. Les personnes le pratiquant se sont progressivement rendu compte que les mouvements du corps et les diverses façons de respirer pouvaient aider à réajuster certaines fonctions corporelles.

À l’époque, plusieurs termes étaient utilisés pour parler du qi gong, notamment le wing-qi qui signifie la favorisation de la circulation, le dao-yin qui se traduit par le fait de guider son flux d’énergie ou encore le yang-shen qui est relatif au fait de nourrir son esprit. Ce n’est qu’en 1953, lorsque Liu Gui-Zheng publie un article complet sur la pratique de cette discipline que le terme qi gong a été officiellement choisi.

Les bienfaits du qi gong

Le qi gong est une technique ancestrale qui présente plusieurs bienfaits. On le retrouve souvent dans l’acupuncture, mais aussi dans la médecine chinoise. Le qi gong assure plusieurs bienfaits sur notre santé et notre bien-être. En le pratiquant régulièrement, il favorise la détente et soulage le stress, tout en améliorant les capacités respiratoires et le système de digestion.

Le qi gong a également des bienfaits sur nos organes. Ses mouvements lents et doux tonifient les tendons, les ligaments et les muscles, ainsi que les organes vitaux. Ils favorisent aussi la circulation fluide du sang, du liquide synovial et de la lymphe. D’après plusieurs études, le qi gong serait même capable de lutter contre certaines maladies, comme l’hypertension artérielle et les maladies chroniques liées à la frustration émotionnelle et au stress.

Le qi gong est un très bon moyen pour se divertir et prendre soin de soi tout en développant sa créativité, sa concentration et sa disponibilité.

Qui peut pratiquer le Qi gong ?

Le qi gong peut être pratiqué par quasiment tout le monde. Les adolescents, les adultes comme les personnes âgées peuvent prendre part à cette activité sportive. En le pratiquant régulièrement, vous améliorerez votre condition physique et mentale. Les personnes atteintes d’un handicap peuvent également pratiquer le qi gong s’ils le peuvent.

En revanche, il n’est pas conseillé aux femmes enceintes de pratiquer le qi gong. Et pour cause, certains mouvements peuvent comprimer l’abdomen et les ligaments utérins. En outre, les personnes souffrant d’une hernie discale doivent effectuer les flexions vers l’avant avec précaution.

Quelle est la différence entre le qi gong et le yoga ?

Le yoga et le qi gong ont des mouvements, des postures et une concentration différents. Cependant, ils utilisent tous les deux la respiration pour déplacer l’énergie et permettre un état de méditation. Le yoga et le qi gong peuvent également être pratiqués simultanément pour apporter une prise de conscience plus élevée.

Le qi gong est basé sur un travail de respiration et de mouvement afin de débloquer l’énergie accumulée à l’intérieur pour ensuite guérir le corps en apprenant à bouger et à recevoir de l’énergie. À l’inverse, le yoga a une orientation plus structurelle et musculaire.

Comment pratiquer le qi gong ?

Vous pouvez pratiquer le qi gong avec une personne expérimentée. Il existe en effet plusieurs salles de qi gong en France, surtout dans les grandes villes. Vous pouvez également l’exercer chez vous, dans votre chambre, dans votre salon et même en extérieur s’il fait beau temps. Dans ce cas, il existe de nombreux livres et DVD pour vous guider à travers chaque mouvement.

acupuncture

Découvrir l’acupuncture et ses bienfaits

L’acupuncture fait partie des systèmes thérapeutiques qui s’appuient sur la présence du Qi, l’énergie qui régit tout l’univers, en chaque être humain. L’acupuncture vise notamment à rééquilibrer cette énergie vitale afin de guérir ou de prévenir certains maux et troubles divers. Pour y arriver, un acupuncteur introduit sous la peau de son patient, à des points précis, plusieurs aiguilles dorées ou argentées. Mais cette technique est-elle efficace ? Nous allons vous en dire plus à travers cet article.

Qu’est-ce que l’acupuncture ?

L’acupuncture un système thérapeutique qui consiste à introduire des aiguilles très fines sous la peau, afin d’atteindre certains points précis dans le but de soulager des douleurs ou d’atténuer certaines pathologies. Outre ces vertus curatives, l’acupuncture est aussi préventive, lorsque la personne recherche son bien-être en essayant de rééquilibrer son énergie vitale. En effet, les points en question correspondent à des voies de circulation d’énergie, qu’on appelle aussi méridiens. Pratiquée depuis plus de 5000 ans, cette discipline trouve son origine dans la médecine traditionnelle chinoise, notamment dans le taoïsme.

Il existe principalement deux branches de l’acupuncture. La première est chinoise et se pratique grâce à des aiguilles dorées et spirales, tandis que le second est japonais et utilise des aiguilles argentées. Par ailleurs, les aiguilles peuvent aussi être électrifiées ou chauffées dans certains cas pour une meilleure stimulation de ces différents points. Il existe aussi une variante de l’acupuncture au laser, mais son efficacité est encore largement controversée.

Le rééquilibrage de l’énergie vitale

La culture traditionnelle chinoise, imitée par plusieurs cultures asiatiques, croit à l’existence du Qi, un flux d’énergie qui existe en tout humain, mais aussi en tout être vivant et en tout objet inerte. Chez un être humain, l’énergie vitale est composée du Yin ainsi que du Yang et respecte un certain équilibre. C’est lorsque cet équilibre est rompu que certains troubles et certaines maladies apparaissent. L’acupuncture vise à rétablir cet équilibre en stimulant certains points et certaines zones du corps le long de méridiens. Il existe notamment 12 méridiens principaux et 8 méridiens extraordinaires qui regroupent plus de 2000 points, dont 360 sont utilisés par l’acupuncture. Ces différents points correspondent à des portes d’entrée et de sorties de l’énergie vitale.

L’acupuncture, plus qu’une médecine

L’acupuncture est cependant une discipline assez complexe. Dans la philosophie taoïste, elle est plus un art qu’une discipline scientifique. En effet, même si les praticiens sont tous formés sur la même base, chacun a sa manière de pratiquer. En plus, aucun des 360 points identifiés ne correspond à un organe en particulier du corps, comme dans d’autres disciplines comme la réflexologie plantaire, par exemple. Il ne faut pas oublier que les points constituent à des voies d’énergies. Agir sur un organe en particulier ou une pathologie particulière revient à stimuler plusieurs points le long de la voie.

Que peut soigner l’acupuncture ?

D’après la culture traditionnelle chinoise, l’acupuncture peut tout guérir. En effet, la discipline se fonde sur la recherche du bon équilibre et de la bonne circulation de l’énergie vitale, dont le dérèglement est le premier responsable des maladies. Cependant, puisque très peu d’études scientifiques se sont réellement penchées sur l’acupuncture, on ne peut aujourd’hui affirmer avec exactitude quelles maladies peuvent être réellement soignées par l’acupuncture.

En tout cas, des résultats positifs ont été remarqués sur différentes pathologies comme la sinusite, l’arthrose, les troubles gastro-intestinaux, les céphalées, l’acouphène ou encore les problèmes musculaires. De plus, l’acupuncture est aussi efficace pour soulager le stress, l’anxiété, la dépression et les crises de panique répétées. En outre, l’acupuncture est aussi très recommandée pour les personnes qui souhaitent arrêter le tabac ou perdre du poids.

L’acupuncture est-elle douloureuse ?

Cette question est entièrement légitime puisqu’il s’agit d’enfoncer une aiguille jusqu’à 2 centimètres sous la peau. Et effectivement, certains patients affirment avoir ressenti des douleurs assez aiguës lors des séances d’acupuncture alors que d’autres ont dit n’avoir ressenti que des picotements. En réalité, l’intensité de la douleur dépend de plusieurs points, dont la zone concernée, le diamètre de l’aiguille, la sensibilité du patient, mais surtout le savoir-faire de l’acupuncteur. En effet, chaque praticien applique sa propre méthode pour que le patient ait le moins mal possible. Néanmoins, en règle générale, l’état de fatigue après la séance est très courant.

Le déroulement d’une séance d’acupuncture

La première fois qu’une personne consulte un acupuncteur, celui-ci devrait en premier lieu établir un diagnostic complet de sa santé, aussi bien physique que psychique. Il devrait commencer par lui poser des questions sur son rythme de vie, ses habitudes alimentaires, son sommeil, etc. Il analysera ensuite sa respiration, la couleur de sa langue, celle de ses yeux, la couleur de sa peau, etc. Le nombre de séances sera programmé selon l’objectif espéré et l’état du patient. L’écart entre les séances variera aussi d’un patient à un autre.

tai chi

À la découverte du Tai-Chi

Le Tai-chi est un art martial d’origine chinoise, à mi-chemin entre un sport de combat et une danse si on regarde de l’extérieur. Il permet notamment de se relaxer, de tonifier le corps et l’esprit, de retrouver la santé, etc. Dans cet article, nous allons donc vous parler de cet art martial et de ses différentes variantes.

Découvrir le Tai-chi

Le Tai-chi ou Taiji est un art martial chinois qui consiste à enchaîner des mouvements selon un schéma précis qu’on appelle « forme », afin de garder une bonne santé corporelle et spirituelle et de se renforcer physiquement et mentalement.

À l’origine, le Tai-chi était une discipline d’autodéfense, avant de devenir uniquement une sorte de gymnastique individuelle. Le Tai-chi est lié au taoïsme et au concept du Yin et du Yang, les deux forces opposées qui font tourner l’univers.

À la différence du kata dans plusieurs arts martiaux japonais, le Tai-chi n’est en rien une simulation de combat. Le Tai-chi est avant tout pour soi, pour son bien-être. Les mouvements sont exécutés avec lenteur et précision, accompagnés d’une série de respirations bien structurée. Ils sont générés par les jambes et se répercutent sur les bras et le reste du corps.

Le principe du Tai-chi

Dans la culture traditionnelle chinoise, l’être humain ne peut avoir une bonne santé que lorsque son Chi est bien équilibré. Le Chi est l’énergie qui relie tous les êtres vivants et tous les objets inertes entre eux et à l’univers. Cet équilibre du Chi chez l’être humain est notamment symbolisé par son centre de gravité qui se trouve un peu plus bas par rapport à son nombril, point de rencontre entre l’énergie Yin qui provient de la Terre et de l’énergie Yang qui provient du ciel.

Les différents mouvements qui composent une forme, principalement des ronds et des spirales, consistent à favoriser cet équilibre, en captant le Yang avec les bras, tout en étant bien ancré dans le sol pour que le Yin puisse bien circuler à travers les jambes, grâce à la position dite du « cavalier ».

Les bienfaits du Tai-chi

Un renforcement musculaire et squelettique est surtout remarqué chez les pratiquants du Tai-chi. L’exécution des formes apporte aussi une grande amélioration des capacités intellectuelles et plus spécialement la mémoire. Les mouvements lents favorisent la détente et la sérénité. En outre, le Tai-chi apporte aussi une grande connaissance de soi. Enfin, d’après le taoïsme, le Tai-chi augmente l’espérance de vie.

Par rapport à des maladies spécifiques, des recherches ont permis d’établir une petite liste de pathologie où la pratique du Tai-chi est conseillée. Il s’agit notamment de l’arthrose, de la maladie de Parkinson et de la broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPO. Le Tai-chi peut aussi être d’un grand secours pour les dépressions, les baisses des capacités cognitives et les problèmes d’équilibre pour les personnes âgées. À titre préventif, le Tai-chi réduirait aussi l’hypertension et d’autres maladies cardio-vasculaires.

Les 5 styles de Tai-chi

Tai-chi Yang

Le Tai-chi Yang est de loin le style plus pratiqué, surtout en Occident. C’est aussi le style plus facile et le plus conseillé aux débutants. Il favorise les mouvements amples et les cercles verticaux. Il existe notamment trois versions : la version dite de Pékin qui compte 24 pas, la version Cheng Man Ching qui en compte 37 et la version longue de 85 pas.

Tai-chi Chen

Le Tai-chi Chen est le plus ancien des 5 styles de Tai-chi. Il se caractérise surtout par une succession de mouvements lents et rapides, voire explosifs. Le Tai-chi Chen se compose généralement de deux enchaînements successifs. Le premier se compose de 74 pas. Au contraire, le nombre de mouvements du second enchaînement varie d’une version à une autre. Ce second enchaînement peut aussi être pratiqué avec des armes, comme une épée, une lance ou un bâton, etc.

Tai-chi Wu

Le Tai-chi Wu est une variante du Tai-chi Yang, mais met l’accent sur l’extension du corps. Le Tai-chi Wu favorise un peu plus les cercles horizontaux, selon une posture parfois penchée en avant, en arrière ou sur le côté, tout en gardant l’équilibre.

Tai-chi Wuhao

Le Tai-chi Wuhao ou Hao est le style le plus récent et le moins pratiqué du tai-chi, même en Chine. Il est aussi considéré comme le style le plus avancé de la discipline. Ce style met l’accent sur le Chi interne qui doit déclencher chaque mouvement externe considéré comme subtil et facile. C’est de ce fait un style qui n’est pas vraiment recommandé pour les débutants, même si extérieurement, c’est le style qui ressemble le plus à de la danse.

Tai-chi Sun

Le Tai-chi Sun a été créé par un taoïste du nom de Sun Lutang qui a fusionné le Tai-chi avec deux disciplines d’arts martiaux qui mettent l’accent sur l’utilisation du Chi pour déplacer le corps. Il s’agit notamment du baguazhang pour les méthodes de progression et du xingyiquan pour les mouvements des jambes. C’est pourquoi le Tai-chi se caractérise par des mouvements de jambes uniques.

acupression visage

L’acupression du visage, qu’est-ce que c’est ?

Le visage et la tête comportent plusieurs terminaisons nerveuses qu’il est possible de stimuler pour atténuer certaines douleurs ou pour apaiser certains troubles psychiques. L’acupression, une discipline d’origine chinoise, se concentre justement sur ces différents points, à la fois sur le visage et sur d’autres parties du corps. Dans certains cas, il est même possible de se faire soi-même un automassage au niveau de ces différents points à condition de bien les connaitre.

Qu’est-ce que l’acupression ?

L’acupression, qu’on appelle aussi digitopuncture, est une technique de massothérapie issue de la médecine traditionnelle chinoise. Cette technique consiste à stimuler certaines zones et certains points du corps, afin de rééquilibrer l’énergie qui circule dans notre corps. L’acupression est aussi lié au Qi, décrit dans la culture chinoise comme l’énergie vitale qui anime et relie toutes choses de l’univers. Chez l’être humain, un déséquilibre du Qi peut occasionner des douleurs, des gênes, des maladies, ainsi que d’autres troubles physiques ou psychiques.

L’acupression du visage

La pratique de l’acupression au visage s’explique par l’existence de plusieurs méridiens qui passent ou se terminent au niveau de la tête. Cette partie du corps est reliée à tous les organes grâce à ces méridiens. En réalité, on parle surtout du visage, mais cette discipline concerne toute la tête, y compris le dos du crâne et le cou.

Quelques points essentiels pour un automassage facial

Pour soulager certaines douleurs ou pour vous débarrasser du stress et de l’anxiété, il est tout à fait possible de s’appliquer une digitopuncture au visage, à condition de connaitre les bons points. D’une certaine manière, l’opération est sans risque même si vous n’arrivez pas à localiser correctement certains points. Tout ce que vous risquez, c’est de vous infliger une petite douleur sans obtenir le résultat escompté.

Notez aussi qu’il est important de bien respirer lorsque vous vous faites un automassage. Une respiration abdominale par le nez est même conseillée, ce qui signifie que vous devez respirer par le ventre. Gonflez votre ventre lorsque vous inspirez, comme si vous remplissez votre ventre d’air. En réalité, ce sont toujours vos poumons qui contiennent l’air. Seulement, le diaphragme, le muscle et qui se situe au-dessous de vos poumons, repousse les organes qui se trouvent au niveau de votre ventre afin de libérer l’espace et permettre à vos poumons d’occuper un espace plus important.

Par ailleurs, pour s’automasser au niveau des points d’acupression, il vous suffit de presser dessus avec un doigt ou d’effectuer un léger mouvement circulaire tout en gardant une forte pression. Avec certains points, il est même possible que vous ressentiez des douleurs intenses qui peuvent même créer des vertiges. Dans ce cas, relâchez légèrement la pression sans arrêter complètement. En effet, c’est le signe que vous avez trouvé le bon point et que les effets de l’action commencent à se faire sentir.

Ainsi, voici quelques points que vous devez connaitre :

Le troisième œil

Ce point se situe entre les deux sourcils sur la cloison nasale. Une pression forte et continue grâce à l’index pendant une minute sur ce point permet de favoriser la circulation sanguine et l’oxygénation du cerveau. Elle est surtout conseillée pour soulager les maux de tête et les migraines.

Le Faisceau du Bambou

Ce point est situé entre l’œil et le sourcil. Commencez par placer vos doigts entre votre cloison nasale et vos yeux. Glissez alors vos doigts vers le haut, vous devriez sentir un creux au niveau des points de départ du sourcil. Appuyer sur vos deux faisceaux du bambou pendant une minute vous permet de vous débarrasser du stress et de l’anxiété.

Le point de la fragrance

Les points de la fragrance se situent à quelques millimètres à côté de vos fosses nasales. Ce point se situe sur la zone creuse qui sépare votre joue et votre bouche lorsque vous riez. Pressez dessus pendant une minute ou massez légèrement pour soulager une migraine et des douleurs liées à la sinusite.

La porte de l’esprit

Placez vos deux pouces sur la base de vos crânes en vous écartant légèrement de la colonne vertébrale. Vous ne pouvez pas rater ce point, c’est la partie la plus creuse à cet endroit. Une pression sur les portes de l’esprit permet de libérer de l’endorphine. Elle permet le soulagement des maux de tête, de la rigidité de la nuque, des nausées, etc. Vous pouvez accompagner la pression d’un exercice de respiration abdominale (avec le ventre). Intensifiez la pression pendant l’inspiration et relâchez pendant l’expiration.

La maison du vent

Entre les deux portes de l’esprit, vous trouverez aussi un autre point d’acupression qu’on appelle la maison du vent. Il se situe sur la nuque, toujours à la base du crâne. Presser sur ce point améliore le sommeil et la digestion, mais soulage aussi les douleurs articulaires. Il existe aussi une autre façon de procéder qui consiste à poser un glaçon dessus.

feng shui

Le feng shui, un mythe ou une pratique efficace ?

Le feng shui signifie littéralement « eau et vent ». Il s’agit d’une pratique traditionnelle chinoise ayant débuté plusieurs milliers d’années avant Jésus-Christ. Son but est l’harmonisation des relations entre les individus et leur environnement. Il appartient aux cinq arts métaphysiques chinois.

Nous verrons premièrement son fondement théorique et son impact culturel en Chine. Puis nous montrerons quelques applications concrètes probablement réalisables chez vous. Enfin, nous examinerons le débat qu’engendre cette discipline.

L’énergie vitale à l’origine du feng shui

La base du feng shui repose sur l’énergie vitale, appelée le chi. Le chi agit de manière omniprésente aussi bien sur les objets que sur les êtres vivants. Il s’agit d’une force vitale existant d’elle-même.

Le chi n’est pas un principe appartenant à la science traditionnelle. Il ne faut pas s’attacher à la définition physique de l’énergie. Une circulation harmonieuse du chi est associée à une bonne santé et prospérité.

À l’inverse, des flux désorganisés provoqueraient des maladies et émotions négatives. Les pratiques du feng shui visent à améliorer la circulation du chi. Pour cela, il existe tout un ensemble de règles d’architecture et de design.

Celles-ci varient selon le type de pièces et de bâtiments. Autrefois, le concept était très utilisé pour la construction de tombes et de temples. Dans cet article, nous nous intéresserons à tout ce qui est applicable chez soi.

Quelle influence sur la culture chinoise ?

Le feng shui a eu et a toujours une énorme influence sur la vie en Chine. Au moment de la révolte des Boxers, la population chinoise reprochait aux occidentaux le non-respect du feng shui dans les constructions.

En effet, ces derniers avaient établi de multiples voies ferrées ne respectant pas ses règles. Des rails passant devant une maison feraient fuir l’énergie vitale. Et apporteraient malheur en conséquence. Ce n’est que dans les années 1970 que le feng shui fut pour la première fois popularisé en Occident.

Cela fut dû notamment à la visite de Nixon en Chine et à l’amélioration des relations internationales du pays.
Pour preuve que la croyance dans le feng shui est toujours importante de nos jours, en 2009, dans la ville chinoise de Gansu, 732 000 dollars ont été dépensés pour une roche qui écarterait la mauvaise chance.

Comment aménager son intérieur en conséquence ?

Étudions premièrement une chambre à coucher. Il faut pouvoir voir la porte d’entrée depuis son lit. Ces deux objets ne doivent cependant pas être alignés. Rien ne doit être stocké sous le lit.

Avoir à cet endroit des lettres d’un ex-partenaire emprisonnerait l’esprit dans cette relation. Il est conseillé d’installer une table de nuit de chaque côté de celui-ci et de limiter le nombre d’objets électroniques. La règle précédente est particulièrement utile pour mieux dormir.

Il est recommandé de stocker seulement des livres que l’on est en train de lire. Les photos de famille ou d’amis doivent être réservées à d’autres pièces.

Certaines recommandations sont plus générales :

  • utiliser des produits naturels pour faire le ménage,
  • veiller à une bonne aération,
  • avoir un espace bien rangé où tout se trouve à sa place,
  • durant la construction, éviter l’utilisation de peintures et de colles possédant une forte concentration de substances toxiques,
  • veiller à ce qu’il y ait en permanence une bonne odeur,
  • éviter de surcharger une pièce avec des objets non essentiels,
  • avoir plusieurs plantes à l’intérieur.

Couleurs et personnalités

Dans le feng shui, il existe tout un code de couleurs. Leur symbolisme est lié à la présence de cinq éléments universels dans le feng shui. Ceux-ci sont la terre, le métal, l’eau, le bois et le feu. Chacune des couleurs va provoquer une influence différente sur vous. Une règle est de choisir laquelle vous désirez et de peindre vos murs en conséquence.

Le bleu clair faciliterait l’acquisition du savoir. Le gris serait adapté aux gens généreux. Le noir aiderait à réaliser une bonne carrière. Le vert amènerait une famille harmonieuse. Le rose apporterait une meilleure entente à l’intérieur du couple. Si vous voulez devenir riche, vous devriez choisir le bleu foncé.

Le feng shui, une science ?

Il faut noter que le feng shui ne peut à l’heure actuelle être considéré comme une discipline scientifique. Il s’agit davantage d’une pseudoscience. De nombreux experts auto-proclamés s’approprient le terme depuis que cette pratique est devenue célèbre en Occident. Il est important de bien vérifier les sources des recommandations que l’on peut trouver.

Cependant, la médecine traditionnelle chinoise, liée au feng shui, est reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé. Certains reprochent au feng shui moderne en Occident d’être mal interprété et incohérent par rapport aux textes. Une émission télévisée nommée «Bullshit!» consacra un épisode au Feng Shui. La même habitation fut visitée par cinq consultants en feng shui donnant tous des conseils différents.

Le Feng Shui, une pratique à appliquer intelligemment

En conclusion, le Feng Shui n’est évidemment pas une alternative à la médecine traditionnelle. Cependant, de nombreuses pratiques aideraient à gagner en sérénité au quotidien.

Elles peuvent avoir des conséquences positives directes sur votre santé. Appliquer plusieurs principes du Feng Shui est complémentaire d’une vie saine et harmonieuse. Pour autant, cette pratique ne saurait servir de prétexte au rejet des médicaments et soins classiques.

yin yang

Le Yin Yang : que faut-il savoir sur cette philosophie ancestrale ?

Le Yin Yang est une philosophie de vie qui se base sur deux principes fondamentaux. Les deux principes, le Yin et le Yang s’opposent et se complètent.

Dans cet article, vous allez découvrir et comprendre ce qu’est le Yin Yang, la signification des éléments de ce symbole, son origine et, enfin, comment vous pouvez utiliser le Yin Yang pour appréhender les maladies.

C’est quoi le Yin Yang ?

Le Yin Yang, élément central dans la pratique du tai-chi, représente deux principes de base dans la philosophie chinoise. Le Yin Yang est le symbole d’une philosophie de vie qui vient du taoïsme. Ce symbole permet d’interpréter les réalités de l’univers et tout ce qui se passe dans le quotidien. Bien que le symbole du Yin Yang soit très populaire, il n’est pas toujours facile de connaître la signification de ses composants.

Quelle est la signification du Yin Yang ?

Le Yin Yang est représenté par un cercle comportant deux parties distinctes séparées par une ligne courbe sous forme de la lettre “S”.

La partie du cercle en noir est associée au Yin tandis que celle en blanc est associée au Yang. Deux points sont visibles sur le cercle, un point de couleur opposée dans chacune des deux parties du symbole. Quelle est alors la signification de chacune de ces composantes ?

Le cercle

Le cercle du symbole de Yin Yang représente l’univers dans sa globalité. La forme ronde traduit le mouvement continuel de l’univers.

La partie en noire

Comme annoncé plus haut, la partie noire représente le Yin. Le Yin est lié au féminin et représente l’obscurité et l’eau. Le Yin est perçu comme négatif.

La partie blanche

La partie blanche du cercle, quant à elle, est associée à la lumière et la terre. A l’opposé du Yin, le Yang est vu comme positif et représente le masculin et la lumière.

Le Yin et le Yang peuvent représenter plusieurs éléments de la vie comme résumé dans le tableau ci-après (liste non exhaustive) :

Le Yin représente :

  • Le féminin
  • La lune
  • La faiblesse
  • L’obscurité
  • La nuit
  • La soumission
  • Le passif

Le Yang représente

  • Le masculin
  • Le soleil
  • La force
  • La lumière
  • Le jour
  • La domination
  • L’actif

Les deux points

Les deux points représentés sur le symbole du Yin Yang signifie que rien n’est totalement noire et, inversement, rien n’est totalement blanc. Autrement dit, le Yin comporte toujours un peu de Yang et vice-versa. Il est important de rappeler que chacun des points est représenté dans la couleur opposée de la partie où il se trouve.

La ligne courbe sous forme de “S”

La ligne courbe qui sépare le Yin et le Yang est le symbole du mouvement continuel entre les deux zones distinctes.

En effet, le Yin et le Yang se complètent, s’opposent, se poussent tout en partageant le même espace qui est le cercle.

Ainsi, bien que le Yin et le Yang soit totalement indépendants, l’un ne peut exister sans l’autre. A présent, il est important de se faire une brève idée de l’origine du symbole du Yin Yang.

Quelle est l’origine du Yin Yang ?

Comme vous avez pu le constater depuis le début, le symbole du Yin Yang est un piédestal de la philosophie chinoise. L’histoire de ce symbole est restée toutefois un peu mystérieuse. Selon plusieurs sources, les premiers textes qui traitent du Yin Yang datent du troisième siècle avant notre ère. Cela ne veut pas pour autant dire que le Yin Yang n’existait pas bien avant cette époque.

Cependant, le philosophe Zou Yan, originaire de la Chine ancienne, est reconnu comme la première personne à avoir utilisé le symbole du Yin Yang.

En effet, Zou Yan a développé une théorie selon laquelle les éléments se conquièrent et s’engendrent selon un ordre bien défini. Dans sa théorie, le feu, l’eau, le métal, le bois et la terre sont cinq phases successives qui définissent la vie. Selon l’auteur, ces différentes phases sont un changement continu du Yin et du Yang.
Le Yin Yang est un principe universel qui s’observe dans toute chose. On peut donc appréhender la question de la santé et des maladies en utilisant le Yin Yang.

Le Yin Yang pour appréhender la maladie

Comme les éléments de l’univers, les mouvements du corps sont également interprétés à l’aide du symbole du Yin Yang. Qu’il soit question d’un mouvement interne ou externe au corps humain, le Yin et le Yang permettent de comprendre toutes les dynamiques de l’organisme.

Les composants Yin et Yang du corps varient selon que le corps soit en activité ou au repos en suivant un cycle défini par l’environnement.

Par exemple, les muscles sont actifs le jour tandis qu’ils sont passifs la nuit.

Les phénomènes externes comme la chaleur, le stress… peuvent créer un excès ou un déficit de Yin ou de Yang dans le corps. Ce déséquilibre peut être la source de symptômes sur l’organisme, donc une maladie.

En résumé, le Yin Yang est une philosophie de vie qui tire sa source du taoïsme. Le Yin est associé au noir et perçu comme négatif et le Yang par la couleur blanche qui symbolise le positif et la lumière. Le Yin et le Yang se complètent, s’opposent et l’un ne peut exister sans l’autre.

shiatsu

Comprendre le Shiatsu et ses bienfaits

D’après la médecine traditionnelle chinoise, les maux d’un être humain sont le résultat d’un déséquilibre de son Qi, de son flux d’énergie intérieur. C’est donc en rétablissant cet équilibre qu’il peut espérer retrouver une bonne santé physique et mentale.

Le Shiatsu est une technique de massothérapie qui se base sur le Qi. Il peut remplacer ou accompagner d’autres disciplines comme la médecine traditionnelle et s’adresse à ceux qui souffrent d’un problème de santé quelconque, mais aussi à ceux qui visent le bien-être physique et mental.

Le Shiatsu : le fondement

Le Shiatsu est une technique de massothérapie d’origine japonaise, s’inspirant elle-même de la médecine traditionnelle chinoise.

En Europe, il est reconnu en tant que médecine complémentaire. Le Shiatsu vise une bonne circulation du Qi, le flux d’énergie à l’origine de la vie elle-même et qui relie chaque être humain à l’univers.

Le Shiatsu ramène ainsi l’équilibre du Qi dans le corps, car un déséquilibre favorise l’apparition de douleurs et de troubles divers, mais aussi du stress, de la fatigue, du manque de concentration, de l’insomnie, etc.

Comprendre le Qi

Le Qi relie toutes choses à l’univers et toutes choses entre elles, qu’elles soient inertes ou vivantes, y compris chaque être humain. Le Qi est perçu par la culture chinoise, non pas par quelque chose que l’être humain possède, mais par quelque chose que l’être humain est.

Le Qi n’a pas réellement d’équivalence dans la culture occidentale actuelle ni dans le domaine scientifique. Ce qui s’en rapproche le plus, c’est le « fluide magnétique universel », décrit dans la médecine magnétique, dont les pratiquants sont devenus très rares de nos jours.

L’équilibre, la bonne circulation et le dynamisme du Qi garantissent la bonne santé physique et mentale, toujours selon la médecine traditionnelle chinoise.

C’est pourquoi plusieurs disciplines et systèmes thérapeutiques se basent sur celui-ci, même si les approches peuvent être légèrement différentes. Parmi eux, on peut citer le massage, l’acupuncture, le yoga, mais aussi le Shiatsu.

En quoi consiste une séance de Shiatsu ?

Durant une séance de Shiatsu, le Juscha (le patient) est pris en main par le Shiatsushi (le thérapeute). Toutefois, avant de passer à la pratique des soins, le Shiatsushi a d’abord besoin de bien connaitre son Juscha. Il doit procéder à un examen de santé complet qui comprend généralement :

  • Un entretien basé sur une série de questions/réponses, concernant les habitudes de vie du patient, son état de santé en général, son rythme de vie professionnel, ses différentes maladies récentes et chroniques, etc.
  • Une séance d’observation, où le Shiatsushi analyse la respiration du patient, son regard, ses sens, son attitude en général, etc.
  • Une séance d’écoute, où le Shiatsushi analyse la voix du patient et le son de sa respiration.
  • Une séance de toucher, où le Shiatsushi touche certaines zones du corps à la recherche de zones chaudes et de zones froides, de zones douloureuses, etc.

C’est seulement après cette brève analyse de son patient que le Shiatshu peut l’inviter à s’installer sur le futon, une sorte de tapis, posé sur le sol. Le Juscha est allongé successivement sur le dos et sur le ventre, parfois sur le côté.

Le Shiatsushi applique une série de pression plus ou moins forte sur certaines zones, appelées « tsubos », accompagnée d’étirements. Le Shiatsushi utilise essentiellement ses pouces et ses doigts, mais aussi la paume de sa main, son coude et parfois même ses pieds.

À la fin de la séance, le Juscha recevra encore davantage de conseils et de recommandations sur ses habitudes et son hygiène de vie. Lors de la prochaine séance, la première partie peut être écourtée puisque le Shiatsushi connait mieux son patient désormais.

Les bienfaits du Shiatsu

Le Shiatsu est à la fois curatif et préventif. Il permet de soigner certains maux, mais contribue aussi à améliorer le bien-être. Il permet la prise de conscience des tensions du corps et permet ainsi de se décontracter et d’atténuer les blocages articulaires.

Il est particulièrement efficace pour se débarrasser des douleurs lombaires selon certaines études. Sur le plan psychologique, le Shiatsu aide à combattre le stress, la dépression, l’anxiété, l’angoisse, la toxicomanie et les troubles sexuels. Le Shiatsu renforce aussi le système immunitaire et permet de réduire les douleurs en cas de blessure, par exemple.

Tout le monde peut venir voir un spécialiste du Shiatsu. Cependant, il faut s’adresser à un vrai professionnel. En effet, certains patients doivent être traités différemment. C’est, par exemple, le cas de la femme enceinte, qui peut très bien bénéficier de soins Shiatsu. Seulement, il sera interdit au Shiatsushi de toucher certains points.

médecine chinoise

Tout d’horizon de la médecine traditionnelle chinoise

La médecine traditionnelle chinoise est « un système », en d’autres termes un ensemble de théories et de pratiques dont l’objectif est de maintenir le flux d’énergie dans l’univers.

Elle considère l’univers comme un tout dans lequel toute chose est interconnectée. Pour elle, l’être vivant est une partie de cet univers dans lequel circule l’énergie vitale appelée « qi », mais lu « chi ». Selon son concept, les maux que peut ressentir un être découlent du dérèglement du qi dans son organisme.

Principes généraux de la médecine traditionnelle

La médecine traditionnelle chinoise possède un concept différent de la médecine occidentale qui est plus mécaniste. La médecine occidentale soigne différents symptômes qui traduisent la présence d’une maladie. Par contre, la médecine traditionnelle chinoise soigne le corps. Chaque patient est un cas particulier et unique. Pour deux patients présentant les mêmes symptômes, on peut avoir deux traitements différents.

La médecine traditionnelle chinoise base sa philosophie sur le qi. Le qi est l’énergie vitale qui circule dans l’univers et dans tout ce qui le constitue. La maladie survient lorsque l’harmonie dans l’écoulement du flux du qi est rompue. Le corps n’arrive ainsi plus à s’adapter à son univers et à repousser les agressions extérieures.

La médecine traditionnelle chinoise se base sur 5 piliers qui lui permettent d’aider le patient à harmoniser l’écoulement du qi dans corps. On a ainsi :

  • l’acuponcture,
  • la pharmacopée chinoise,
  • la diététique chinoise,
  • les exercices énergétiques : qi gong et le tai-chi,
  • le massage Tui Na.

Les 5 piliers de la médecine chinoise

Acuponcture

Le mot « acuponcture » est le nom donné par des jésuites à cette branche de la médecine traditionnelle chinoise. Son vrai nom est Zhen Jiu qui signifie littéralement « l’art des aiguilles de métal ».

Son but est de retrouver l’harmonie du qi en mettant en mouvement l’énergie externe en accord avec l’énergie interne.

Pour cela, elle se sert d’instrument tel que les aiguilles ou les ventouses pour réactiver la circulation dans les méridiens, ce qui favorisera ainsi le bon fonctionnement des organes.

Diététique chinoise

La diététique chinoise est un ensemble de règles qui régissent l’hygiène alimentaire. Son objectif est simple : « améliorer et entretenir la santé à l’aide des produits naturels ». Il n’est pas obligatoire de manger des aliments chinois pour respecter son principe. La diététique chinoise est une diététique de bon sens. L’important est de s’alimenter au moyen de produits naturels.

La diététique apporte des biens faits tels que :

  • la régulation du yin et du yang,
  • la mise en évidence des bienfaits thérapeutique des aliments,
  • se soigner en mangeant,
  • la mise en évidence du point de vue énergétique des aliments.

Le massage Tui Na

Le massage Tui Na signifie littéralement Tui « pousser » et Na « saisir ». Il est souvent associé au Anmo, car ce sont deux mouvements qui peuvent aussi être considérés comme à l’origine de l’approche.

Le massage Tui Na est une forme de massage dynamique qui se base sur un concept énergétique visant à harmoniser le qi.

Pour arriver à ses fins, le massage chinois peut compter sur un grand nombre de techniques variant en fonction de la partie du corps, l’âge et la constitution du patient, ainsi que son genre de mal.

Le praticien effectue le massage en utilisant le bras, la paume, les doigts, mais parfois aussi le crâne, le genou ou le pied. Ce massage permet d’apporter des biens faits tels que :

  • la diminution des douleurs liées à la fibromyalgie,
  • le di munition des vertiges liés à l’arthrose cervicale,
  • l’allègement des symptômes liés à la maladie de Parkinson.

Pharmacopée chinoise

La pharmacopée chinoise est un ouvrage regroupent un grand nombre de substances provenant de tout le règne naturel : végétal, animal, minéral et fongique.

Elle nomme ces substances en fonction de leurs caractéristiques physiologiques ou géographiques, qu’elle subdivise ensuite en 20 groupes. Elle est l’approche privilégiée de 5 branches de la médecine traditionnelle chinoise.

Qi Gong et Tai-chi

Le Qi Gong signifiant littéralement Qi « énergie » et Gong « travail », c’est le travail de l’énergie par le corps. Il se pratique en enchaînant un certain nombre de mouvements lents qui ont pour but de retrouver l’équilibre du corps et de l’esprit.

Le Tai-chi est une forme évoluée du Qi Gong. Il se pratique en enchaînant des mouvements rapides et dynamiques. Ainsi, il est considéré comme une gymnastique globale dérivée des arts martiaux.
Ces arts ont la particularité d’apporter des bienfaits au corps en lui permettant de fluidifier l’écoulement du Qi.

Mot de la fin

La médecine traditionnelle chinoise, aujourd’hui, est reconnue comme système de santé efficace par des institutions telles que l’OMS. Elle constitue une source de soins fiable et moins couteuse.

Cependant, elle se base sur des concepts différents de la médecine moderne occidentale. Ainsi en choisissant cette technique pour se faire soigner, il est important de se laisser guider par le praticien, car les soins que vous recevrez seront propres à vous.

pharmacopée chinoise

Pharmacopée chinoise : qu’est-ce que c’est ?

La pharmacopée peut désigner un recueil à caractère officiel ou non recensant les substances naturelles ou chimiques et réglementant la fabrication des médicaments. La pharmacopée chinoise est une des branches principales de la médecine traditionnelle chinoise (MTC).

Elle complète les quatre autres branches qui sont : l’acupuncture, la diététique, les massages et mobilisations, ainsi que les exercices énergétiques (le Tai Ji Qan et le Qi Gong).

Ensemble, elles forment les 5 piliers de la médecine traditionnelle chinoise, vieille de plus de 3000 ans. Mais aujourd’hui, nous nous intéressons de plus près à la pharmacopée chinoise.

La pharmacopée chinoise, qu’est-ce que c’est ?

La pharmacopée chinoise est le plus utilisé des 5 piliers de la médecine traditionnelle. Elle utilise des substances d’origine chinoise provenant de tous les règnes naturels : végétal, animal, minéral et fongique.

Son but est de prévenir les maladies ainsi que maintenir la santé d’une personne à travers des substances naturelles. Elle se base sur une expérience en médecine de plus de 3000 ans.

Elle fut à la base transmise de bouche à oreille, mais, aujourd’hui, elle est retranscrite sur des milliers d’ouvrages. Elle représente un trésor national chinois et répertorie plus de 8000 ingrédients parmi lesquels 800 sont d’utilisation courante et 400 d’utilisation quotidienne.

Substance et préparation

Plusieurs des substances utilisées en pharmacopée chinoise font partie de notre quotidien, telles que la réglisse ou la verveine. Par contre, certaines autres substances ne possèdent même pas de traduction française.

Ceci montre que la médecine traditionnelle chinoise est encore un univers insuffisamment exploré par le monde occidental. En pharmacopée chinoise, les substances en général et les herbes en particulier sont nommées en fonction des critères tels que :

  • leurs morphologies,
  • leurs couleurs,
  • leurs caractéristiques de croissances,
  • leurs odeurs et leurs saveurs,
  • leurs habitats et leurs lieux de production.

Ces substances sont répertoriées et classées en fonction de leurs actions spécifiques. Ainsi, on a 20 catégories de substance :

  • celles pour soulager les symptômes externes,
  • celles qui clarifient la chaleur,
  • celles pour la purgation,
  • celles pour réchauffer l’intérieur de l’organisme,
  • celles qui régule le qi,
  • celles qui active la digestion,
  • les antihelminthiques,
  • les hémostatiques,
  • celles qui active la circulation sanguine,
  • celles qui dissolve les glaires, calme la toux et l’asthme,
  • les sédatifs,
  • celles pour calmer le foie et supprimer les vents internes,
  • celles qui raniment la conscience,
  • les tonifiants,
  • les astringents,
  • les émétiques,
  • celles pour les applications externes et locales,
  • celles pour dissiper le vent et l’humidité,
  • celles pour drainer l’humidité,
  • celles qui favorise la diurèse et expulse l’humidité

Fiabilité des substances

La pharmacopée chinoise appartient à une médecine qui se base sur des principes différents de ceux occidentaux. Là où, en occident, on mise sur un ingrédient et ses propriétés pour les soins, en Chine, on se base sur un ensemble d’ingrédients qui forme une « préparation ». Elle profite de la synergie qui existe entre les ingrédients pour réaliser un médicament efficace et minimise les effets secondaires.

Bien que la majorité des substances soient disponibles sur le marché, la médecine traditionnelle chinoise n’est pas destinée à l’automédication. La fiabilité de la pharmacopée chinoise réside beaucoup sur celui qui l’administre. Il n’existe pas d’écoles conventionnelles pour cette médecine en occident.

On l’apprend auprès d’un praticien et ceux-ci sont rares dans le monde occidental. Ce paramètre est important, car dans la pharmacopée chinoise, il n’y’a pas de combinaison de produit pour une maladie qui soit bien établie. Chaque patient est un cas à part à traiter différemment. Ceci nécessite une formation rigoureuse de la part du praticien qui doit connaitre les interactions entre les substances.

La pharmacopée chinoise est souvent utilisée comme soutien à la médecine moderne dans le monde occidental. En plus de cela, elle est recommandée par l’OMS comme source de médicament accessible et peu couteux.

Preuve scientifique

Les recherches faites sur la pharmacopée chinoise sans prendre en compte le principe de base de la médecine traditionnelle chinoise ont donné des résultats décevants.

Il est important de rappeler que la médecine traditionnelle chinoise considère que chaque patient est un « terrain » sur lequel les soins ainsi que la constitution des médicaments prescrits doivent être propres à lui.

C’est dans les années 2000 que des recherches ont été réalisées par des universités chinoises, japonaises et américaines en considérant ce principe de base. Dans cette configuration, leurs conclusions démontrent que la pharmacopée chinoise et en mesure de traiter de nombreuses maladies.

L’usage de la pharmacopée chinoise au-delà des considérations médicales dépend du patient. Même si elle accuse un manque de précisions scientifiques sur ses substances médicales, elle reste néanmoins efficace. C’est à vous de juger si vous êtes prêt à utiliser cette méthode pour vous soigner ou alors rester dans la médecine moderne.